Passionnée d’art, je suis tombée par hasard sur le coffret Wombat. J’ai immédiatement contacté son créateur, Laurent Sancier, afin d’en savoir plus.

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Mieux qu’un magazine, aussi intéressant qu’une expo et aussi beau qu’un objet d’art, le coffret Wombat se découvre avec délectation, se partage entre aficionados, se bichonne avec soin et se collectionne avec tendresse.

J’ai craqué sur le portfolio original de Tamara Lichtenstein du coffret n°15, une ode à la féminité gracieuse, sexy et fun. Impossible de choisir ma préférée, elles sont toutes sublimes et affichées désormais dans ma chambre ! J’aime beaucoup la sensibilité de Mathieu Pernot, présent dans le coffret n°9, avec un tirage photo représentant un rite funéraire gitan consistant à mette le feu à la caravane du défunt.

wombatPhotographe : Mathieu Pernot

Pour 29 euros tous les deux mois, l’abonné reçoit une digigraphie, un portfolio et un tirage photo. Chaque élément représente un artiste différent. Le coffret peut parfois, selon les numéros, contenir un quatrième trésor (une sérigraphie par exemple).

Laurent et son équipe travaillent également avec de nombreux partenaires qui glissent souvent des cadeaux au sein des coffrets : billets coupe file pour des expositions, invitations à des vernissages, goodies, …

Laurent nous livre ci-dessous son histoire et son ambition pour Wombat. Passionnés d’art, fans de photographie, férus de culture générale, amateurs de belles choses … cette interview est pour vous.

J.D : Quel est le concept de Wombat ?

Wombat est le premier coffret artistique disponible par abonnement qui contient une photographie d’art numérotée et des tirages de collection en édition limitée.

Wombat essaye de faire paraître le plus souvent des œuvres originales. Tous les éléments du coffret sont numérotés et parfois signés. Le coffret a pour objectif de faire découvrir de nouveaux artistes, d’éveiller les consciences et de faire entendre les idées des artistes.

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J.D : Laurent, quel a été votre parcours ? D’où vous vient cette passion pour la photographie ? 

Mon parcours est un parcours d’autodidacte. Pendant 5 ans, j’organise des soirées à Manchester puis à Londres. J’ai créé Wombat en décembre 2000. A l’époque il s’agit d’une soirée hebdomadaire à Shoreditch avec une programmation exclusivement faite d’artistes et de DJs français.

En 2002, Wombat se transforme et devient une pochette surprise remplie de flyers distribuée à la sortie des clubs parisiens. Pendant 10 ans, j’invite des street artistes et des illustrateurs internationaux en couverture de Wombat et sur un poster à collectionner. Mon intérêt pour l’image et pour l’édition commence à prendre forme.

En 2012, je me passionne pour la photographie, mon appareil photo ne me quitte plus. En toute logique, je réfléchis à de nouvelles activités et à ré-inventer ma proposition artistique auprès du public pour être en phase avec ce que je suis.

En octobre 2013, Wombat devient ainsi le premier coffret artistique disponible par abonnement. Celui-ci est aujourd’hui envoyé à 500 abonnés tous les deux mois et distribué dans 18 points de vente.

J.D : Comment sélectionnez vous vos artistes ? 

Il faut avant tout comprendre la mission de Wombat : « voir le monde autrement ». Ce n’est pas utopique. L’art a un réel pouvoir, celui d’éveiller les consciences. Tandis que beaucoup de politiques et media réduisent notre champ de vision, les artistes eux nous ouvrent les yeux. Tous les artistes sélectionnés ont donc un message important à délivrer : un appel à se manifester, à devenir ce qu’on est, à suivre son instinct, à aimer…

Je sélectionne les artistes présentés dans les coffrets selon les affinités, les rencontres, les actualités des artistes et les valeurs qu’ils souhaitent véhiculer. J’essaye le plus souvent de mixer un artiste célèbre et un artiste moins renomméLe résultat tient dans un coffret appelé Wombat.

wombatPhotographe : Dina Golstein

wombatPhotographe : Magdalena Wosinska

J.D : Des artistes chouchous ?

J’aime le caractère de Fanny Latour-Lambert, la générosité de Théo Gosselin, l’âme de Alessandra d’Urso, l’humour de Arthur de Pins, le professionnalisme de Kim Chapiron, l’humanisme de Sacha Goldberger… J’éprouve beaucoup de gratitude pour tous ces artistes.

Fanny Latour-Lambert fut une très belle rencontre photographique, un vrai coup de cœur artistique.

wombatPhotographe : Fanny Latour-Lambert

J.D : Si vous pouviez avoir n’importe quelle œuvre chez vous, laquelle serait-ce ? 

Ce serait un classique, un tirage petit format noir et blanc de Willy Ronis, « les amoureux de la Bastille ».

wombatPhotographe : Willy Ronis

J.D : Votre adresse pour découvrir et/ou acheter des œuvres de nouveaux photographes ? 

J’espère que Wombat est ou sera une adresse pour certains. Pour ma part, je déniche de nouveaux artistes sur la toile, sur Tumblr et je m’intéresse aux initiatives locales (librairies, galeries, événements) surtout quand je voyage.

Sur Paris, je recommande la Library Of Arts, au 17 rue Notre Dame de Nazareth, Paris 3eme. Lieu idéal pou découvrir ou redécouvrir des artistes connus et en devenir. Notre coffret y est d’ailleurs distribué.

wombatPhotographe : Thomas Humery

J.D : Des projets pour Wombat en 2015 ?

Faire bien et faire mieux.

wombatPhotographe : Fanny Latour-Lambert

Découvrir le coffret rendez-vous sur le site ou en points de vente.
Suivez les actualités de la marque ici.

Crédit photo cover : Tamara Lichtenstein.
Crédits photos coffret : Wombat studio.
Crédit photo Laurent Sancier : Vavavoum productions.

A vous la parole :)

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