Quand j’ai rencontré Victoire, cela a été comme une évidence. On partage le même amour de la cuisine, la même frénésie lorsqu’une nouvelle adresse ouvre ses portes, la même étincelle dans les yeux lorsqu’un plat nous fait frétiller les papilles. L’autre jour, après avoir avalé quelques Spritz sur la terrasse de chez Edgar (le rencard mensuel pour mettre à jour ma « to do list » des nouveaux spots du guide du Fooding à tester) j’ai proposé à Victoire un « Cheesy » tête à tête… Ouvrez grand vos bouches, ceci est un interview 100% miam ! :)

victoire

F.M : Victoire, quel a été ton parcours avant de devenir la dir’ comm du fooding ?

Après avoir étudié à Londres, Madrid et Paris, j’ai eu la chance d’intégrer plusieurs maisons de parfums (Guerlain, Dior et Lancôme) afin de perpétrer la tradition familiale, qui est dans l’industrie grassoise de génération en génération. Mais je suis passée du nez à la bouche sur un coup de tête, délaissant les grands groupes et leur hiérarchie marquée pour une plus petite structure beaucoup plus énergique.

F.M : D’où te vient cette passion pour la cuisine ?

J’ai toujours aimé cuisiner, découvrir, goûter. Dès les premières « bouillies », mes parents rajoutaient du rocamadour ou du curcuma dans la préparation, afin de diversifier mon palais. Grâce aux parfums, j’ai pu voyager très jeune et goûter à des fruits bizarres, voir des choses simples mais déroutantes, découvrir des gestes magiques… comme cette dame qui massait la semoule chez nous au Maroc, je m’en souviens comme si c’était ce matin.

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F.M : En quoi consiste ton job au quotidien au sein du Bureau du Fooding ?

Je m’occupe de la communication, et cela va des réseaux sociaux aux relations presse, de la promotion de notre nouvelle appli à la mise en avant des prochains évènements… Il m’est difficile de décrire une journée type, puisqu’il n’y a pas de journée type : et c’est qui est génial au Fooding, les projets fusent et on ne s’arrête jamais.

F.M : Il y a t-il des rencontres avec des chefs qui t-ont particulièrement marqué ?

Je garderai toujours un souvenir ému de ma rencontre avec Ferran Adria, dont j’avais toujours été une « groupie », rédigeant toutes mes rédacs et exposés en cours d’espagnol à son sujet, ou en réalisant mon TPE sur sa glace à l’azote liquide. En 2010, alors qu’El Bulli allait fermer et que toutes les tables étaient prises depuis des mois, je lui ai envoyé une lettre par semaine pour lui faire part de ma « motivation », et ai meme été jusqu’à me fiancer (plus ou moins, c’est une vieille histoire) pour dîner chez lui. Résultat : une soirée fabuleuse, un diner époustouflant, et un Ferran qui me raconte des blagues pendant la visite des cuisines.

feranadria

F.M : Question difficile : tes 5 tables parisiennes favorites du moment ?

Dersou, pour un déjeuner du samedi
La cave à Michel, pour un verre de vin nature après un dîner au Galopin
Aux Prés, pour le nouveau brunch de Cyril Lignac
Hero, pour le chicken et les cocktails de la team du Candeleria, Glass et Mary Celeste
Garance, pour un dîner étoilé qui n’a rien d’un étoilé

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auprèsBrunch Au Près – Ciryl Lignac

F.M : Un plat qui restera gravé dans ta mémoire culinaire ?

Le chou fleur grillé d’Eyal Shani à Tel Aviv. C’était tout simple, mais il m’a marqué encore plus que des repas dans des grands restaurants. Un chou fleur à peine blanchi et massé avec de l’huile (et beaucoup d’amour), que l’on a dévoré après une longue randonnée à l’aube à Massada… Avec la faim au ventre, il était encore plus délicieux.

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F.M : La table que tu rêverais de tester un jour en France ou à l’étranger ?

Ca a longtemps été Noma, à Copenhague… Mais le rêve va se réaliser pour mes vingt-cinq ans cet été !

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F.M : Les comptes food à suivre sur Instagram (hormis le tien, @victoire_loup) ?

@lefooding, bien sûr !
@mimithor pour sa vie « so frenchy » dans le Médoc, avec ses enfants parfaits, ses 14 chiens, ses recettes locavore…
@fricotemagazine pour ses jeux de mots et sa manière d’écrire avec emoji
@deliciouslyella pour des idées de recettes glutenfree
@estelanyc quand je suis en manque du Lower East Side et des petites assiettes d’Ignacio Mattos

Hero copyright Thomas-SmithHéro – Copyright Thomas Smith

F.M : Quels événements alléchants nous réservent Le Fooding pour cette fin d’année ?

Nous allons fêter les 15 ans du Fooding les 5, 6 et 7 juin, en célébrant « La Revanche des Faubourgs » ! Vendredi soir, ce sera la Veillée Foodstock avec des concerts au coin du feu (Camille, H-Burns, Denai Moore, Tropics…), des petits plats fabuleux et le cocktail « James, son of Dublin » préparé par la team du Sunken Chip. Samedi soir, grosse teuf à Paul Bert Serpette pour le Grand Fooding S.Pellegrino, avec plus de vingt star chefs internationaux et des DJ des faubourgs les plus cool du monde. Dimanche matin, un Pur Brunch ultra sourcé à l’Hotel Amour avec Nespresso, et dimanche un Priceless Souper d’exception chez Lapérouse. Tout un programme !

fooding

F.M : Côté perso, quels sont tes projets à venir ?

Quelques voyages pro+perso en perspective, à commencer par la Californie pour voir si les rumeurs sont vraies : Los Angeles est-elle vraiment la nouvelle capitale de la food ? La réponse en septembre sur mon compte Instagram !

Bertrand Grebaut, crédit Noah Fowler

A vous la parole :)

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