Ah, les boxes ! Ce cadeau sans complexe et tellement mérité, livré sur un plateau à domicile chaque mois pour nous récompenser. De quoi ? D’être nous, voyons. On oublierai presque que notre compte en banque a été débité. Ding, dong. « Ah, j’ai un colis ? » Smile. Bref, on en a testé pas mal… Et comme nos bons hommes, il y a celles qu’on adorent mais qu’on ne peut plus assumer (« j’ai arrêté, j’ai du shampooing et des gommages a tester pour 1 an là »), celles qui « avec le temps va tout s’en va… » (« Encore un goodie made in china qui va finir au fond du placard ! ») et puis celles qu’on ouvre avec frénésie comme si c’était Noël (« Au fait chéri, t’as vu on a un nouveau porte-manteau [love dans nos yeux mais… bien souvent incomprises] <3… »)

La DesignerBox fait partie de cette dernière catégorie – certes elle est un peu plus chère que les autres (Aïe !) – mais elle propose depuis 2 ans maintenant des produits toujours beaux, originaux et qualitatifs, qui viennent agrémenter avec goût notre intérieur. Rencontre avec Tomas Erel, son fondateur.

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F.M : Tomas, quel est ton parcours jusqu’à la création du concept DesignerBox ?

Fils d’architecte, architecte de formation, j’ai très vite envisagé la création comme une chose transverse et la création d’entreprise comme le moyen de conserver une grande liberté de jeux, d’actions, d’opportunités.
J’ai lancé ou participé à de nombreuses aventures dans de multiples domaines tels que l’architecture, le graphisme, la communication (UPskin), internet (Deezer), le design et l’innovation (Saazs). La création d’Iconic Product Collection et le premier concept que nous lançons avec designerbox.com regroupe à la fois l’ensemble des expertises, réseaux que j’ai pu acquérir mais correspond surtout une envie profonde d’inventer de nouveaux modèles pour rendre accessible au plus grand nombre le travail des grands créateurs d’aujourd’hui que sont les designers. C’est un sentiment que je partage aujourd’hui avec mes partenaires et les designers qui participent à ce projet.

F.M : D’où te vient cette passion pour le design ? 

Ce projet prend ces racines dans mon enfance d’abord. J’ai grandi au milieu des objets de Munari, Castiglioni, Eames, Sapper, Sottsass à une époque où le design était porté par de belles maisons comme Alessi, Danese, Herman Miller, Knoll, Zanotta, Brion Vega, Olivetti… Qu’ils soient bruts (Putrella de Enzo Mari), minimaux et raffinés (cendrier Danese de Bruno Munari), graphiques et ludiques (calendrier Formosa de Enzo Mari), ou expressifs (lampe Viscontea de Castiglioni) pour moi ces objets qui faisaient partie de mon quotidien (pour ne citer que les objets) témoignaient d’une une grande liberté. Le plaisir de manipuler, de regarder ces objets ne m’a jamais quitté.
Si j’ai beaucoup de considération pour les objets en général, je reconnais avoir un lien affectif plus singulier avec certains d’eux quand ils me relient à un souvenir, mes parents, mon enfance, une rencontre, etc.

Je pense que c’est là aussi la base de designerbox : chaque mois , c’est un cadeau que l’on reçoit, où chaque objet, au delà de sa fonction, raconte une histoire, celle du créateur, celle de l’artisan qui le fabrique, cela contribue à créer un lien particulier entre l’objet et son propriétaire contrairement à l’objet que l’on achète de manière un peu trop souvent compulsive. C’est un élément essentiel, de l’avis de tous nos abonnés recueillis depuis près de 2 ans.

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F.M : Comment se passe le processus de création d’une DesignerBox ? 

Contrairement au travail d’un éditeur classique qui doit construire et respecter une certaine ligne éditoriale pour être reconnaissable, l’objectif de designerbox est au contraire de témoigner de la grande diversité de styles, d’approches qui cohabitent aujourd’hui dans le monde du design et de la décoration. Designerbox ce n’est pas un objet « design » par mois mais c’est tout un univers qui se révèle chaque mois (le créateur, un matériau, la fabrication, une fonction). La selection des designers doit donc être représentative de cette variété et de cette exigence de qualité. Le fait que les designers soient pour la plupart déjà très reconnus tient au fait justement qu’ils ont un style, une personnalité plus affirmés que les plus jeunes, et aussi qu’ils ont l’expérience pour trouver la bonne idée… au bon prix de fabrication, ce qui est essentiel pour être capable d’offrir des objets inédits à 29€ TTC. Cela dit certains talents plus émergents ont déjà cette maturité et tout est donc possible.

Sur le cahier des charges, il y a une grande liberté, il faut que l’objet soit bien dans l’ADN du designer et que la fonction ne soit pas trop redondante avec les objets déjà sortis. Nos abonnés nous donnent régulièrement leur avis sur designerbox tant sur l’offre que le contenu, nous confortent dans ce sens et nous poussent à chercher une grande diversité d’objets et de créateurs. La fabrication ensuite est généralement assez simple et rapide puisqu’à proximité (Europe).

F.M : Pourquoi cette volonté de rendre le design accessible ?

Parce que c’est une évidence, c’est l’essence même du design que de s’adresser à tous ! Pourquoi le beau ou le « bien dessiné » devrait-t il être réservé à une élite ? Le concept designerbox va au delà en ajoutant une notion de rareté puisque les abonnés bénéficient d’objets uniques et inédits conçus par de grands designers et réalisés par d’excellents artisans à moins de 30€ !

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F.M : Le mot « design » est souvent galvaudé et utilisé à mauvais escient pour définir un style, qu’est ce qu’il signifie pour toi ?

C’est effectivement un détournement un peu malheureux du language. Quoiqu’il en soit ce n’est certainement pas un style, au mieux, si l’on essaie d’être positif, un état d’esprit, un univers dans lequel on reconnait que la création est plus présente qu’ailleurs.

F.M : Plus la box a de succès, plus il y a d’abonnés, plus « je vais retrouver le même objet chez tout le monde ». Comment éviter le syndrome Ikéa ?

Je peux accepter la comparaison avec Ikea puisque l’on parle d’objets accessibles en termes de prix. Cependant notre volonté est de rester sur de l’exclusif, des designers reconnus, de l’inédit avec un fort storytelling. On reste dans de l’exceptionnel mais à l’échelle mondiale. C’est tout l’intérêt d’internet. Aujourd’hui nous expédions aux quatre coins du monde et si nous visons 30.000, 50.000 abonnés dans quelques années, cela représentera peut-être seulement 3 à 5.000 en France … on reste bien dans de l’exclusif et du rare.
Et je ne parle pas des abonné(e)s actuel(le)s qui ont eux des objets encore plus rares (une bonne raison de s’abonner aujourd’hui)

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F.M : Quels sont tes projets avec la Designerbox cette année ?

Pas mal de projets en plus des objets et des nouveaux designers :

– Une nouvelle version du site dans le mois qui vient avec plus de contenu pour augmenter l’expérience du client avec notamment un eshop élargi avec une sélection d’objets iconiques du designer du mois ou de livres pour ceux qui ont découvert son travail et veulent aller plus loin.

– Le lancement de TheIconicNews, une newsletter hebdo non exclusivement réservée à nos abonné(e)s, non commerciale, très courte et ludique sur les grandes tendances et les pièces iconiques, une manière de continuer à sensibiliser et fédérer notre communauté sur ce qui se fait de mieux en design et déco mais de manière accessible.

– Le lancement d’un club, réservé à nos abonnés, pour qu’ils bénéficient d’avantages supplémentaires : de la visite privée, à des soldes privées chez des partenaires du secteur….

– Le lancement probable d’une carte cadeau accessible en magasin et 1 autre projet encore secret !

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F.M : Avec quel créateur aurais tu adoré et/ou adorerais collaborer pour une prochaine Designerbox ?

Il y en a tellement, impossible à dire. Et le secret fait partie de l’ADN de designerbox.

F.M : Une pièce de designer qui manque à ton intérieur ?

Actuellement un ou 2 fauteuils… cela fait 3 ans que je n’arrive pas à me décider et du coup, c’est un petit banc en bois qui fait face à mon canapé qui est heureusement très grand !

F.M : Une bonne adresse à Paris et/ou dans le monde pour « shopper » de beaux objets ?

XXO à Montreuil : une caverne d’alibaba pour acheter voire louer des pièces exceptionnelles et pas forcément chères.

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A vous la parole :)

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